dimanche 10 mai 2009

Pénurie de cartes routières

Le souffle, le souffle, le souffle me manque, à vrai dire, j'en ai trop, trop, la lenteur m'offre du vent, elle me dit respire, tiens petite, respire, je veux que tu vives, petite. Je dis que l'incertitude s'emparre de moi, l'incertitude s'étend sur tout mon champ de vision, à vrai dire, je ne vois rien, le champ est vide, je voudrais tout voir, tout comprendre, l'incertitude me dit, ouvre tes yeux, petite. La voix, la voix, la parole me manque, à vrai dire je l'ai, j'ai entre mes mains tous les mots, toutes les phrases bien cuites, et là, elles me disent de tout cracher, crache tout, petite, mais je ne dis rien. Cette fois, je ne dis rien. Là où danse le vent, là où la vision mène au loin sur l'horizon, là où le silence reigne, j'ai vraiment peur d'être dans le champ. J'ai envie de frapper le vent par moments. Frapper le vide pour la vie qui s'y retrouve, et lui dire qu'elle est mal faite par épisodes.

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