lundi 20 juillet 2009

Le plus beau allié qui soit

Il pleut, il pleut des flocons, les flocons les plus chaleureux qu'il soit. Le temps est gris, mais ce chagrin se camoufle en un arc à sept couleurs, pour réchauffer un peu le coeur de celui qui prend le temps de le comtempler. Le chemin qui s'est tracé il y bien longtemps de cela est fait d'un vilain et grincheux asphalte, mais pour celui qui s'est arrêté afin de l'emprunter, il s'est transformé en chemin de briques jaunes. Le ciel s'étant déchiré, j'ouvre ma porte et retrouve en face de moi la guerre la plus magnifique qu'on ait pu déclarer. Je lui serre la main, pour commencer par politesse, et fonce droit dans elle, l'accord vient d'être marqué d'un X. Je cours, je cours ma vie, j'emprunte le chemin le plus coloré que même Barney n'a jamais eu, et je cours. Je n'ai jamais été, moi-même, témoin de ma carcasse qui sillonait le sol aussi rapidement. Mon énergie se fait doucement emparer par mes muscles qui agissent comme un mécanisme de bataille, et mon coeur est la grenade qui risque d'exploser à tout moment si jamais je vais trop loin et ne le surveille pas. Mais je le suis, ce coeur qui pompe une rage troquée pour de l'adrénaline multicolore, on m'a dit suis ton coeur. Et j'ai foncé, droit dans les projectiles roses du ciel qui me heurtaient. Pour aller où, je ne sais pas, les briques jaunes ne sauraient avoir une fin, car leur histoire est beaucoup trop charmante. Mais le simple fait de sentir les fils du diable périr dans leur propre feu en moi semblait suffisant. Mon squelette est devenu mou comme du de la crème pleine de calcium, j'ai tout offert, mais mes genoux ne chuteront jamais au sol. La satisfaction m'enrobait, l'air humide s'enchantait de sa rencontre avec ma peau, et la peine du ciel se déposait sereinement sur mon visage. Il pleut, il pleut des flocons, les flocons les plus chaleureux qu'il soit.