samedi 16 mai 2009

Chers,

Ces enfants comportent un coeur. Un coeur d'adulte dans un corps d'enfant, un coeur unique, un coeur semblable à tous ceux qui se doivent d'être respectés. Encore jeunes, ils prennent le temps de comprendre, prennent de l'avance sur ce que les autres perdront plus tard, eux, ils savent. Ils ne courent pas, si ce n'est que pour mieux vivre, mais ne courent pas, ils marchent pour mieux savoir marcher, eux ne trébucheront pas. Ils scrutent les centimètres au lieu de violemment survoler les kilomètres. Le temps les gratifie d'en faire bon usage, ces enfants le prennent, ce temps, pour comprendre, car l'on ne comprend qu'en suivant le bon rythme de l'horloge. Ils sont la fierté de ceux qui ont vu leur facette romantique, leur capacité à s'asseoir, s'asseoir et voir, voir pour entendre, entendre pour écouter, écouter pour que l'on sache à qui parler. Ils ne tomberont jamais à genoux, si ce n'est que devant leur propre travail, devant lequel les autres auront les rotules enfoncées dans le sol. Même s'ils ne créeront jamais de vague, ne dirigeront jamais de foules, et ne seront pas spécialement l'objet de grandes rumeurs. Leur coeur, à eux, restera toujours chaud, même sous la prise de mains froides, qui elles sont partout autour d'eux.

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