dimanche 22 janvier 2012

Quand je voulais

Pourquoi est-ce que, dans cet immeuble sombre, vaste et qui avait l'air de suer de tous ses murs craquelés, je sentais mon estomac se nouer et le bas de mon corps perdre sa force?


L'ensemble de cet espace se montrait dans des tons de turquoise pâle, une couleur malade qui avait atteint tout le monde qui l'avait vue, sauf moi. De petits coups de lumière blanche et froide s'échappaient de temps en temps de sources que je n'arrivais pas à retracer, et cela agressait mes yeux. Je m'avançais dans les chemins cimentés qui m'invitaient à les prendre, où ruisselaient certains filets d'eau qui venaient d'endroits inconnus. Je marchais avec une difficulté dont je ne connaissais pas la cause. Quelques fils électriques cassés pendaient lourdement des murs troués d'une hauteur envahissante, qui portaient sur eux des affiches avec des visages et des costumes qui ne me disaient rien.

Je ne savais trop où aller, puisque j'ignorais où je me trouvais et comment je m'y étais rendue, mais chaque nouveau coin contourné de cet espace me montrait de nouvelles visions qui faisaient palpiter mon coeur. Je réalisai après un moment qu'aucun des murs de ce bâtiment ne possédait de fenestration, ou quoi que ce soit qui laissait voir l'extérieur. Mais où est-ce que j'étais? Rien de ce que je voyais à cet endroit était quelque chose que j'aie déjà vu et cela me troublait. Je transpirais et l'humidité m'étouffait. Je devais sortir.

Après avoir parcouru plusieurs recoins, je vis un comptoir dans une pièce vaste. Il était métallique et usé, comme la grande majorité de l'endroit. À ma grande surprise, un individu habillé de blanc y faisait un service. Je l'apercevais de loin, cachée derrière un mur, le tout était flou. Il servait une personne. Leur apparence hors du commun et leur démarche singulière piquèrent ma curiosité. Ils s'échangèrent un objet trop petit pour que je puisse en identifier la nature. Soudainement, d'autres individus semblables apparurent. Je les voyais avec dédain se promener lourdement près du comptoir, avec leurs pieds qui frottaient le sol rugueux à chaque pas maladroit et traînant. Leurs yeux sombres fixaient toujours quelque chose, que ce soit le sol, les murs ou les plafonds trop hauts. Ils avaient le teint pâle, la peau et les cheveux humides et le corps maigre. Que leur était-il arrivé? C'est alors que j'en vis un qui changea brusquement sa direction, qui se trouva à venir vers moi. M'a-t-il vue? Entendue? Respiré ma peur? Je l'ignore, car il n'a jamais ôté son regard du plafond, mais peut-être a-t-il senti une présence. Un frisson me parcourut jusqu'à mes cheveux qui se hérissèrent. Je me cachais davantage derrière le mur qui me protégeait et continuai mon observation par un trou que m'offrait le mur, poussée injustement par ma propre curiosité. L'être se trouvait maintenant à environ dix mètres de moi. J'examinai rapidement l'individu, qui n'avait pas l'air de rien d'ordinaire, pendant que ma conscience m'ordonnait sauvagement de fuir. Je sentais mes bras se crisper, mes jambes devenir lourdes et mes doigts s'agiter contre ma volonté. Je devais quitter cet endroit au plus vite.

Je me retournai et vit un immense escalier en bois qui montait en courbant avec une rampe au bois délicatement travaillé, qui était quelque peu intruse dans cet endroit particulier. Je décidai d'emprunter l'escalier, peut-être y aurait-il un endroit sûr là-haut. Je fis attention de ne pas glisser sur les marches humides, et mes jambes qui faiblissaient sans que j'en sache la cause rendaient la course impossible. Je longeais le mur tranquillement en m'agrippant à la rampe. Mes yeux guettaient sans cesse l'apparition indésirée d'un de ces individus louches et étranges, autant derrière mes pas que devant moi. Une odeur de pourriture nauséabonde commençait à prendre place au fur et à mesure que je montais l'escalier. Des chocs de lumière continuaient à m'agresser et fatiguaient mes yeux. Cet endroit me voulait prisonnière, j'en avais le pressentiment, je sentais qu'on m'avait attirée ici, qu'on voulait ma présence, mais pourquoi? Par contre, j'ignorais si quelqu'un savait que j'étais là, car je croyais bien qu'aucun de ces affreux êtres ne m'ait aperçue.

Je vis enfin le sol qui marquait la fin du grand escalier et sentant mes jambes faiblir davantage, je m'agrippai à la rampe avec plus de force. C'était comme si ma sécurité s'abandonnait à cette rampe, si ce n'était que durant cet instant où je me dirigeais vers ce qui faisait battre mon coeur de plus belle. La peur m'engloutissait et le fait que j'ignorais ce qui m'enlevait la motricité de mes jambes redoublait mon inquiétude. Je souhaitais tant savoir ce qui causait tout cet embarras.

Je voyais l'étage supérieur: un grand et magnifique tapis rouge couvrait le plancher. Il y avait un ascenceur. Ses portes étaient couvertes de saletés et d'empreintes de doigts. Peut-être fonctionnait-t-il, je pourrais l'emprunter pour savoir à quel étage de cet immeuble monstreueux je me trouvais, et ainsi tenter d'en sortir. Je n'apercevais aucune présence. Mon désir était de monter, mais ma crainte était d'être la victime de ce lieu angoissant. Soudainement, mes jambes devinrent molles et n'étaient qu'un lourd fardeau. N'importe quel mouvement que je tentais pour avancer était soit trop brusque ou trop faible. La rampe était mon seul point d'appui et je m'efforçais de ne pas me laisser tomber. Le malheur arriva: un de mes pieds glissa sur une substance visqueuse, ma mâchoire cognat la rampe et je me retrouvais ventre contre terre. Par désespoir, l'envie de pleurer me prit. Je sentais mes yeux se remplir d'eau, mais je retins la boule douloureuse qui emplit ma gorge, car je ne pouvais pas me permettre le risque de me faire entendre. Je me sentis faible, vide d'énergie, mon estomac était douloureux et ma bouche s'emplit de salive et d'un goût de sang. Je tentai de monter le reste des marches avec mes bras, lourdement et difficilement.

Très près de ma tête, devant moi, apparut un pied. Je ne l'avais pas vu venir. Un pied chaussé d'une chaussure mouillée et usée. J'en vis deux. Mon souffle se coupa, mon corps se crispa. Je levai la tête, effrayée de savoir ce qui allait croiser mon regard. Une main ridée, maigre, tremblante et d'une blancheur effrayante se tendit vers moi. L'horrible visage ridé aux yeux sombres et profonds me dit: «Où vas-tu comme ça? Viens avec moi. Tu sais très bien que tu ne peux pas y échapper. Tu es comme nous. Tu es malade.» À cet instant, je vomis.

vendredi 24 juin 2011

This is how it goes

Nobody is worth what you are worth.
Unless you let them change your mind.

vendredi 28 janvier 2011

On se reverra

Toutes ces étoiles sont enterrées, mais je les vois quand même, je les contemple. Elles crient, s'arrachent la peau et pleurent par leurs pores. Dîtes-moi que vous êtes seules, dîtes-moi que vous voulez dépasser ces lignes, sauter par dessus la vie et retomber sur vos pieds. Je veux tomber de cet endroit, qui est si haut mais si bas en même temps. Tomber de sa transparence et trouver que les étoiles sont belles. Elles le sont sûrement, je n'en doute pas. Ne le sont-elles pas? Elles me feront écouter, elles me diront qu'elles sont tout ce dont j'ai besoin.

Laisse-moi guérir, ce ne sera pas long.

jeudi 18 février 2010

Saloperie!

Les yeux s'en fichent complètement, n'en ont carrément rien à foutre, tellement qu'ils se réduisent à l'égocentrisme violent. La chose sur son tricycle fait tourner les pédales tel un hamster qui veut se dépenser jusqu'à la mort sur sa roue en plastique. Une crampe au niveau des reins attaque, crie, et tourne le couteau dans le ventre de la chose. Mais elle sait l'ignorer, tout comme les coups de pied qu'elle a reçu de la part de ses amis, hier, dans l'estomac. Elle serre les dents, elle ferme les yeux, et s'essouffle en poussant de silencieux petits cris à chaque expiration de douleur.

Elle fonce, en oubliant complètement ce qui l'entoure, car il n'y a qu'elle et sa tête, et ceux qui habitent sa tête. Le tricycle roule vite, les petites jambes se font aller, tremblantes. Sa roue de devant heurte un trottoir de plein fouet. Cette puissance que recherchait la chose fut enfin créée, cette attaque contre elle-même qui signifie autant défense que provocation. La chose, bipède sans aucun doute, fut projetée à quelques mètres devant elle, assez loin pour un petit et léger être. Tête première. Son visage, déjà mutilé par ce qu'un enfant appele naïvement «ami», rencontra la texture sableuse et rocailleuse du trottoir bouillant et mal entretenu d'un été brûlant. Cette face, supposée être douce et inoffenssive comme celles de son âge, s'écorcha durement sur le trottoir, sous l'oeil droit de l'être, où la peau n'eut pas la force de rester unie. Elle se déchira, laissant à découvert une pomette maigre et osseuse, et évacua quelques millilitres de sang qui vinrent couvrir la moitié du visage de la chose.

Elle restait étendue là un instant, sur le ciment chaud, en serrant solidement ses dents et sentant sa joue saignante brûler sur le sol. Sa hanche avait une éraflure, mais rien d'important. L'être se relève, doucement, et à genoux, remarque la tache de sang qui enduit la surface de trottoir devant lui. Il tourne la tête, regarde son tricycle qui est à environ quatre mètres de lui, regarde la tache de sang encore, et puis le tricycle, et se lève finalement pour aller rejoindre son tricycle. La mâchoire serrée, le menton et la lèvre inférieure tremblants, l'oeil droit mi-clos, il reprend son vélo d'enfant. Il s'assoie, pédale lentement afin de retourner au point de départ, et fixe le même coin de trottoir, avec le même regard nonchalant.

De dos à sa maison, il entend une voix criante, venant de loin. Cette voix fut celle de la seule personne qui l'a toujours regardée comme un vrai être; pas un simple bipède, et pas comme une simple chose. «Mon petit bonhomme! Viens manger, c'est prêt!» Il répond à cela, sans tourner la tête, mais en prenant le même ton gueulard: «J'ai bientôt fini maman, attend un peu!»
- «D'accord, dépêche toi!»
Il murmura, pour les êtres qui habitent sa tête: «J'essaie de faire le plus vite possible.»

Les yeux s'en fichent complètement, n'en ont carrément rien à foutre, tellement qu'ils se réduisent à l'égocentrisme violent. La chose sur son tricycle fait tourner les pédales tel un hamster qui veut se dépenser jusqu'à la mort sur sa roue en plastique.

vendredi 1 janvier 2010

Re(zero)solution

When you wake up everyday,
don't throw your dreams away,
Just throw your fears,
in front of a train.

samedi 19 décembre 2009

Sucre bleu

Je croyais mes yeux ouverts, mais je sais qu'ils ne l'étaient pas, car tout ici a changé. Il y a un instant de cela, mon corps buvait la chaleur et le confort d'un nuage. Maintenant, il se trouve sous le choc doux de l'air froid, ou frais, je ne sais pas. Frais je dirais, si je me fie à ce que je vois.

Quelle merveille, quelle beauté. Ce n'est pas grand chose, je le sais, mais celui ou celle qui l'a conçue savait et aimait ce qu'il ou elle faisait. Je lève ma tête vers le plafond et je vois le plus beau plafond que je n'ai jamais vu. Il laisse passer discrètement la lumière par ses fenêtres, entourées de magnifiques fleurs dans les tons de rouge et bleu. Cette lumière est plutôt celle d'un ciel triste, vieux, calme, et endormi, mais peu importe, cet endroit est merveilleux.

vendredi 4 décembre 2009

Un souffle de moins

- Tu es venu à mes funérailles!
- Bien sûr, voyons! Je me suis dit que je te le devais bien, après toutes ces années partagées avec toi.
- J’ai vu, la rue est pleine de voitures stationnées et de gens bien habillés. Et eux, qui sont-ils?
- Je les ai invités, pour souligner cet événement qui n’en est pas des plus réjouissants. C’est par signe de respect pour toi, je crois bien. Je tenais à ce que les gens qui comptent pour moi soient présents pour quelqu’un d’autant plus important à mes yeux.
- Ils sont nombreux! Mais comment se fait-il que je ne les ai pas vus plus tôt?
- Je ne sais pas, les circonstances ne l’ont pas permis. Ils ont des femmes, des maris, des enfants, des emplois…
- Ah bon, alors, s’ils ont trouvé le moyen de venir aujourd’hui, c’est qu’ils ont tous perdu leurs femmes, leurs maris, et leurs enfants en même temps?
- Mais non, et bien… comprends-tu, cette journée nous marque tous, bien plus que les autres. On a perdu quelqu’un de cher, ça va de soi qu’ils soient présents pour toi.
- Et ils se sentent bien? Je veux dire, ils ont tout ce qu’il faut? Boisson, nourriture… ça m’a l’air assez bien organisé, non?
- Oui oui, ne t’en fais pas, ils semblent être bien à l’aise, ils discutent entre eux, regarde-les, ils n’ont pas l’air si mal. Les tiens sont dévastés, par contre…
- Ils s’en remettront. Et elle, qui reste près de toi, c’est qui?
- Ah, elle, c’est ma copine. C’est depuis que je suis tout petit, depuis le primaire, que je la connais.
- Elle m’a l’air bien sympathique. Mais je ne savais pas que tu avais une copine. Comment se fait-il que tu ne me l’aies jamais présentée?
- Son travail est bien chargé, moi-même je n’ai pas l’occasion de la voir bien souvent. Elle travaillait en France, elle est une très bonne avocate. Elle n’avait même pas le temps pour un homme, tellement son travail la préoccupait! Mais toi, comment te sens-tu, maintenant?
- J’ose croire que je vais bien. Ma vie s’est écoulée, comme il se devait. Elle a fait son temps, et sa fin n’a pas été une surprise effrayante pour moi. J’apprécie encore en ce moment tout ce que j’ai eu la chance d’avoir, bien que je trouvais parfois que ce n’était pas assez. Comme tant de gens que je vais rencontrer là où je vais, tellement de choses se bousculent dans ma tête. Des choses que j’ai oublié de dire, des choses que j’aurais voulu faire… peu importe. J’ai bien vécu. On célèbre la vie que les morts ont eue, on en profite pour se retrouver, penser à tout ça, penser aux autres. Et voir pour la dernière fois le corps de celui qu’on aimait tant mais qui importait moins que le travail. On était bien trop occupés pour en faire autant plus tôt. Si c’est bien la dernière journée de paix que je pourrais avoir avant d’aller six pieds sous terre, laissez-moi partir en paix. Il faut croire que la meilleure fête d’un homme n’arrive que quand il meurt.

lundi 30 novembre 2009

Straighten up and fly right

The eyes are looking down, watching the feet walking with quick little steps that slow down from time to time, feeling like the gravity is too strong and demanding. And they calm down, the head lifts up and the steps go back to their normal rhythm. But the muscles feel like giving up, asking themselves why didn't that body just stayed home? Why did it go outside with an unzipped jacket on a cold autumn day, with all the heavy bags and heavy words that cross its mind? But it says that life is waiting for him, it just doesn’t know at what time, so let the meeting be anywhere at anytime. So the body holds on while scratching itself passing through crowds of people wearing pointed armours.

Then, I asked myself: what would Eminem do? I think he would say what I think he did, did he? Look at him, walking around, he’s saying that there is worst going on in my parents’ bedroom. But little boys and girls annoy him, dress like him, walk like him, act and talk like him. We have powerful things to share, but he has the balls to say it. I don’t have a mike, because on the stage I would stand higher, my voice could get louder, without being interrupted.

And then, I asked myself, what would Jesus do? They say Jesus walks with me, but since a being can't be invisible, no man wearing a dress will stand next to me without me knowing it. "You gotta feeeeel it." That’s funny, he’s meant to protect us and guide us towards the goooood. Nothing is done by our own hands, they say. So I must thank him for my good moves and stab myself for the bad ones, yeah, cause he tried to help me afterall but I was reasoning too much to believe in him. Little Jesus is begged for pardon when the body stumbles and it falls, but he is thanked and idolized when the body flies. In that case, I’m glad my body doesn’t do that, I’d kick myself in the butt for thinking that a dead long-haired man is present for all the 6,5M people that live on this planet and that he splits the bread for all of them. Yes he does exist, just like Santa Claus.


Suddenly, a piano man entered the room. Everything got warmed up. He says: "Don’t let them bite you, sing us a melody instead of chewing words." But there is some place that I’d rather be. I’m sure I could paint the oceans, if I could get out of this place. I’d paint their sleepy faces and they’d cry, because they never felt that beautiful. They kept on practicing politics, focusing on how bad was constructed the society, and never had time for a wife. "Sing us a song, we’re in the mood and you got us feeling alright."


The harmonica makes a pretty good sound.

lundi 12 octobre 2009

Mon cher Dracula

En effet, le surréalisme coule les plafonds, d'une odeur nauséabonde qui anéantit l'odorat de manière nucléaire. Il n'y a que du fantastique à perte de vue, où la vue s'arrête à ces quatre murs. Ces murs contenaient un conte de fée. Dans ce conte de fée, la fée était d'une magnificience inouïe, et la jeunesse émanait de sa belle peau rosée. À la suite de quelques malheureuses années, elle a vieilli, ses charmants yeux se sont affaiblis, et son sourire s'est fait absent. Elle n'a plus ses pouvoirs magiques, car elle s'est fait bouffer par le Comte Dracula. Et au lieu de crever sous sa robe pleine de larmes douloureuses, elle a préféré se ranger aux côtés de la bête. Ses jours sont devenus pauvres, tellement pauvres, oh combien de pleurnichards elle croise sur son chemin, mais elle n'a plus sa magie, la merveille qui aurait autrefois su faire sourire les petits spectateurs de ce conte mesquin. Dracula raconte à tous et chacun son plaisir de tuer, des histoires à faire vomir debout. Les passants les connaissent par coeur. Quelle tête il a, oh quelle sale gueule. Une tête, une de ces têtes qui se montre bien plus puissante qu'elle ne l'est réellement. Elle est ornée de petits yeux faibles et complètement vulnérables, qui peuvent être tués par un regard crieur. Une tête de veau. Mais on dit des animaux, de ceux qui sont malades, qu'on peut les abattre. Je sais qu'il ne rendra pas autant de sang qu'il en a fait couler, mais je veux voir ruisseler le gros Dracula.

lundi 28 septembre 2009

Oh down down

Oh down down I'm singing around singing around not too loud loud I'm singing around my feet follow the rythm they are jumping around jumping around they would like to carry my body far away far away but that would be too easy if it would be possible that would be too easy so I keep singing around there is too much to hear so I'm covering it with sound so I'm singing around not too loud not too fast I'm staying calm calm thinking about your charm thinking about what's left thinking about what's good that's you that's you so I'm singing around singing around my heart jumps around singing around not too loud not too loud