Mes pas du matin m'introduisaient à un chemin familier, où tout a réellement commencé sa fonte. Le renouveau. La chaleur encore timide du soleil qui rehausse enfin les couleurs. Et cela m'a rappelé les Aero au caramel. Les Aero au caramel ont fait leur dernier été avec moi, moi et eux. C'était une bonne nouvelle. Mes pieds ont ajouté au fantastique de ce 24 heures, ils étaient rois, ayant fraîchement marqué la glace de leurs patins. Cette douleur, cette fatigue qui s'emparre de mes pieds me raconte des moments qui méritent d'être souvenus, charmants dans leur preuve de vie. Il y a des fractions comme celles-ci, ces semaines qui sont un film d'action concentré en un jour, qui me perdent. Sous mon tourni je souris, car il se passe quelque chose. Disons que la vie est un bon danseur, en plus il a des souliers colorés. Mais chaque fois que je me sens réellement bien, il y a ce sentiment de puissance et d'invincibilité que j'adopte, et tout d'un coup, j'ai peur. Sous ma bonne humeur, quelque chose me dit de ne pas m'emporter. Car je sais ce qui m'attend, je sais que ma mine sera volée.
Tout est merveilleux, mais je ne sais pas pourquoi à travers ce plein de vie, l'envie me vient d'emmerder le tout. Derrière tout ça, c'est comme si je savais que le plein bonheur m'était impossible, je sens une faille qui rôde. Une facette de laquelle je dois me méfier mais que je ne connais pourtant pas. Et ça me frustre, car je me crois dans la possibilité d'aller plus loin. Hélas, les danseurs ont le droit de faire des faux pas, et la vie n'est pas une Aero pleine de pauses KitKat.
samedi 28 février 2009
dimanche 22 février 2009
Sous zéro
Vas-y. Parle, parle, parle. Continue à marmonner, je ne comprends rien à ce que tu dis. J’apprends à te connaître à travers tes mensonges et tes désespoirs, tu n’as plus aucune signification pour moi. Tu es vide, il n’y a que ton réservoir qui est plein d’espoir. Parle, parle, parle, tu ne fais que marmonner, c’est démoralisant. Tu t’enfonces, tu n’as rien à dire, tu es lâche. Lâche dans ta violence, car tu sais que tu n’as rien à dire. Je ne peux plus supporter de t’entendre, tu es un film d’horreur très frappable. Tu es le vent qui, en soufflant et en marmonnant, décore mes jours des plus laides guirlandes au monde. Tu n’es rien, mais vu que je suis généreuse, je dirais que tu es n’importe quoi. Tu donnes envie de se planter des couteaux à beurre dans les yeux ou de se mettre du parfum inflammable dans les oreilles et d’y mettre feu, juste pour que la vue et l’ouïe ne souffrent plus de ta sale présence. Tu es insignifiant. Va te remplir de bon sens, de bon sang, tu en as besoin.
vendredi 20 février 2009
Mille et une fois
How beautiful must be a kid on his bike, singing lalala. But kids never sing lalala. They never do. They're still happy like fishes in water. But fishes are liars even if they can't lie, because they can't be happy. They can't even get any satisfaction out of sleeping because they think they just got out of coma or they just came to life. When I see a clown, I also think he has a fish face. I'm starring at him, he's starring at me. Which one thinks he's smarter than the other. And who said they are scary, I wish they were. They just look like a mix of enlarged kids' clothes whos designer had bad tastes. I only met one in my life that was so fish-minded that he didn't want to blow me a balloon. Why for Jesus' sake are you a clown then, let me take your place, I'll rule a kid's day, he'll give me a proud smile as a reward. Clowns and kids are not only cool as a result of my pen. I often get this urge of putting a costume on my back or make up on my face, just like a mascott or a clown, for the hell of doing what nobody does; everyone is so afraid to move and I hate it. You can be who you want for a couple of minutes and you know that no one around will ever pronounce your name. I'd like the largest and the funniest costume. Because my urge also needs some wall-hitting, some football playing with anything that's on my way. After my touch down, because a mascott/clown always dances like a pro on fire, I'll dance. I'd like to go on a hockey arena, full of people, and slide from a side of the arena to the other, like my life needs this. I just hope the fur won't stick to the ice. Really, I want a costume, I'd do that kind of stuff.
mardi 10 février 2009
L'air est mesquin
Il ne faut jamais commencer avec un et, mais puisque c'est la suite de ce qui a été mentalement remué, l'anormalité devient légale.
Et si je leur disait qu'aujourd'hui, leur apparence méritait plus d'analyse positive sur leur style, qu'ils s'habillent bien, qu'ils ont de beaux cheveux. Je ne veux pas cette mongolfière qui remonte, autrefois crevée, jusqu'aux oreilles du complimenté, pour lui bomber la tête d'un gaz malsain. J'aimerais qu'elle gonfle, mais qu'elle ne quitte pas le sol, que le passager garde les pieds sur terre. Certainement, l'insécurité plane autour de tous, on ne sait pas si l'autre souffre de ce qu'on expose devant ses yeux, alors qu'un compliment serait suffisant, suffisant pour se sentir quelque peu plus léger. Je sais, ça ne peut faire de mal à personne. Je ne sais plus pour qui l'insécurité plane. En fait, peut-être qu'on s'en fout, on devrait.
Et si je leur disait qu'aujourd'hui, leur apparence méritait plus d'analyse positive sur leur style, qu'ils s'habillent bien, qu'ils ont de beaux cheveux. Je ne veux pas cette mongolfière qui remonte, autrefois crevée, jusqu'aux oreilles du complimenté, pour lui bomber la tête d'un gaz malsain. J'aimerais qu'elle gonfle, mais qu'elle ne quitte pas le sol, que le passager garde les pieds sur terre. Certainement, l'insécurité plane autour de tous, on ne sait pas si l'autre souffre de ce qu'on expose devant ses yeux, alors qu'un compliment serait suffisant, suffisant pour se sentir quelque peu plus léger. Je sais, ça ne peut faire de mal à personne. Je ne sais plus pour qui l'insécurité plane. En fait, peut-être qu'on s'en fout, on devrait.
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