lundi 6 avril 2009
I'd like to pick you up
Le champ est tellement grand, je n'arrive pas à voir sa fin, l'horizon ne me le permet pas, mais c'est ce qui me rassure. C'est rare que mon champ soit libre comme je l'ai trouvé en ce moment, libre de ses chaînes et de ses accompagnements de fer lourd. Au lieu d'avancer, de poursuivre ce qui m'est incomplet, de courir au plus vite pour rattraper ce qui est perdu, je m'arrête. Je viens de trouver une fleur. En fait, il y en a partout au tour de moi, mais cette fois-ci, elle est extraordinaire. Quand je trouve une ravissante fleur, je ne sais pas vraiment comment m'y prendre, de telle façon à ce que je ne l'abîme pas. Je n'ai jamais encore erafflé une de ces choses, mais il y a souvent eu des "en voie de", et voilà que je m'éloignais tranquillement, le temps qu'elles guérissent. Je l'ai trouvée belle, mais comment saurait-elle juger la main qui souhaite la tenir? Elles ne disent jamais rien. Je ne la connais pas encore, mais je sais qu'elle saurait remplir le petit manque de lumière qui se montre un peu troublant de temps à autre. Même si elle n'est pas encore très bavarde. Peu importe, je l'aime comme ça. J'espère ne pas la voir périr, car une fois vidée de ses couleurs vives, je suis forcée de la contempler uniquement de loin. Je veux rester de ce côté de la clôture.
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