lundi 12 octobre 2009
Mon cher Dracula
En effet, le surréalisme coule les plafonds, d'une odeur nauséabonde qui anéantit l'odorat de manière nucléaire. Il n'y a que du fantastique à perte de vue, où la vue s'arrête à ces quatre murs. Ces murs contenaient un conte de fée. Dans ce conte de fée, la fée était d'une magnificience inouïe, et la jeunesse émanait de sa belle peau rosée. À la suite de quelques malheureuses années, elle a vieilli, ses charmants yeux se sont affaiblis, et son sourire s'est fait absent. Elle n'a plus ses pouvoirs magiques, car elle s'est fait bouffer par le Comte Dracula. Et au lieu de crever sous sa robe pleine de larmes douloureuses, elle a préféré se ranger aux côtés de la bête. Ses jours sont devenus pauvres, tellement pauvres, oh combien de pleurnichards elle croise sur son chemin, mais elle n'a plus sa magie, la merveille qui aurait autrefois su faire sourire les petits spectateurs de ce conte mesquin. Dracula raconte à tous et chacun son plaisir de tuer, des histoires à faire vomir debout. Les passants les connaissent par coeur. Quelle tête il a, oh quelle sale gueule. Une tête, une de ces têtes qui se montre bien plus puissante qu'elle ne l'est réellement. Elle est ornée de petits yeux faibles et complètement vulnérables, qui peuvent être tués par un regard crieur. Une tête de veau. Mais on dit des animaux, de ceux qui sont malades, qu'on peut les abattre. Je sais qu'il ne rendra pas autant de sang qu'il en a fait couler, mais je veux voir ruisseler le gros Dracula.
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