vendredi 6 mars 2009

Dans la peau de quelqu'un d'autre

"Et si on se réveille n'importe où, à n'importe quel moment, est-il possible de se réveiller dans la peau de quelqu'un d'autre?"

Le film se déroulerait comme personne ne sait vraiment le décrire. Oublier qui on est, regarder tout ce qui nous entoure comme un nouveau-né le ferait. Se détacher de soi, pouvoir avoir un point de vue extérieur sur notre propre carcasse comme si on était cette mouche qui se dépose l'été sur notre main. Mener une autre vie, c'est le souhait de plusieurs, un souhait naïf. L'idéal serait en fait d'être le squelette d'un plus misérable que soi pour une journée, et on s'adorerait une fois qu'on se sera autocroisé dans la rue. On veut toujours plus, le remplissage d'esprit vide et innocent s'avère en rupture de stock. Mais se réveiller dans la peau d'un autre et se méconnaître, n'avoir aucune idée de l'avant et de l'après, ça annonce une étrange confusion et projète du même coup une motivation immense. Le livre est ouvert, les pages autrefois usées sont maintenant blanches, le chemin est libre. À travers le monde qui semblera nous envahir, rien ne se manifestera impossible, car on ne connaîtra rien de nos faiblesses, bien qu'on ne connait rien de nos forces. Le tout, malgré le sentiment de vivre dans une pause éternelle. Barrière levée à l'écrasement de la grandiosité, de l'asthénophobie. Changement de bobine.

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